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Une approche de proximité en période de distanciation sociale

Martine Collins est travailleuse de rue à Mirabel depuis 5 ans. Le principal objectif de son travail est de rejoindre les personnes qui échappent au filet des réseaux d’entraide conventionnels. En se familiarisant avec les parcs, les quartiers, les commerces (restaurants, bars, cafés, etc.) du secteur où elle est assignée, elle peut intervenir auprès des jeunes de 12 à 25 ans dans le besoin et les accompagner rapidement vers les bonnes ressources. Des problèmes scolaires aux idées suicidaires en passant par la violence conjugale, la pauvreté et la prostitution, Martine vient en aide dans de nombreuses situations difficiles.

La crise générée par la COVID-19 a, incontestablement, impacté le travail de rue de Martine. Les restaurants, parcs et lieux de rassemblements publics étant fermés, il fallait apprivoiser la crise sanitaire et adapter les services. Contrairement à certains types de services, le travail de rue ne peut être efficace à distance, le contact est important. De concert avec le conseil d’administration et la santé publique, la direction a mis en place des procédures d’intervention pour assurer la santé des accompagnés et de l’intervenante de rue et limiter la propagation du virus. Distance de deux mètres lors des rencontres, désinfectant à mains et nettoyage fréquent, mais pas de masque, puisque c’est difficile de maintenir une relation de confiance quand un masque cache notre visage.

Adapter ses interventions

Martine partage ses 40 heures/semaine entre ses interventions à distance, les rencontres physiques et les achats d’articles essentiels.

Plus que jamais, elle se sent motivée, utile, sollicitée… et fatiguée. Un certain sentiment d’impuissance l’envahit parfois puisqu’elle ne peut répondre à toutes les demandes. Mais pas le temps de prendre congé ou de s’apitoyer, les accompagnés ont besoin d’elle. » – Mélanie Payette, directrice.

Les accompagnés sont des personnes plus vulnérables, ayant parfois des problèmes de santé mentale comme l’anxiété, des gens avec très peu de soutien familial et vivant dans la précarité, etc. Plusieurs se sont retrouvés sans emploi ni revenu suite à la fermeture des commerces de détail, augmentant leur détresse et leur vulnérabilité. Les interventions ont donc changé, elles sont davantage axées sur les besoins essentiels des accompagnés, comme de la nourriture, que sur un plan d’intervention. Une éducation populaire est également faite auprès des accompagnés concernant les règles liées à la COVID-19, les risques, les services ouverts et fermés, les mesures d’hygiène à respecter, etc.

Auparavant ponctuel, l’achat de biens de première nécessité aux accompagnés est maintenant récurrent.  À plusieurs reprises, l’Association des Maisons de Jeunes de Mirabel a procédé à l’achat de viande, lait maternisé ou de couches, par exemple. Un budget spécial a été débloqué et l’organisme a aussi bénéficié de fonds de différents partenaires, dont Centraide Laurentides, via le Fonds d’urgence. C’est Martine qui fait l’achat et la livraison à domicile de ces produits afin d’éviter à sa clientèle plus vulnérable de se mettre à risque et de contracter le virus.

Rassurer et maintenir les acquis fragiles

Les rencontres en personne sont moins nombreuses, de 8 à 10 auparavant, elles sont de 4 à 6 maintenant. Les interventions par téléphone le sont un peu plus toutefois. L’objectif est de maintenir les acquis des accompagnés malgré la perte de leur routine, conséquence de leur perte d’emploi. Pour cette population plus vulnérable, les acquis sont fragiles, prennent du temps à être intégrés à la routine des gens, mais se perdent facilement au moindre changement.

La pandémie actuelle a éveillé des problématiques en santé mentale auprès de la clientèle. Le défi est de travailler régulièrement avec les accompagnés connus pour éprouver plus de difficulté, de minimiser l’impact de la COVID-19 dans leur quotidien, de les rassurer, de les encourager à travailler leurs acquis pour maintenir de bonnes habitudes de vie et d’être disponible pour eux.


Mission de l’Association des Maisons de Jeunes de Mirabel

Développer, promouvoir et défendre des orientations adaptées aux besoins issus de la communauté locale de Mirabel, et ce, en vue de favoriser l’autonomie personnelle, sociale, économique et professionnelle des jeunes. Pour ce faire, l’Association chapeaute trois différentes approches qui favorisent la santé et le mieux-être global des jeunes sur le territoire de la MRC de Mirabel. Plus précisément, elle soutient la seule et authentique Maison de Jeunes de Mirabel situées dans le secteur de Sainte-Scholastique et elle coordonne le Travail de rue à Mirabel (TRAM) ainsi que le Projet CJT (Coopératives jeunesse au travail).

Le travail de rue à Mirabel (TRAM) couvre l’ensemble du territoire de la MRC de Mirabel. Les interventions de l’équipe visent principalement à venir en aide aux jeunes de 12 à 25 ans et leur entourage. En 2017 seulement, plus de 28 000 interventions ont été réalisées en lien avec une trentaine de sujets différents (agression sexuelle, santé mentale, toxicomanie, recherche d’emploi, etc.) et plus de 8000 demandes d’aide ont été complétées par notre équipe.

L’Association des Maisons de Jeunes de Mirabel
Travail de rue de Mirabel
9505, Côte des Saints
Sainte-Scholastique, Mirabel (QC) J7N 2X2

Site Internet : mdjmirabel.ca/
Page Facebook : www.facebook.com/TramMirabel